Naissance et origine

Biographie

 

Robert Nesta Marley est né le  dans la ferme de ses grands-parents maternels, Omeriah Malcolm et Albertha Whilby, tous deux Afro-Caribéens, planteurs de café, bananes, piments, etc., à Rhoden Hall, près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann, connue comme la maison natale de Bob Marley, et dans laquelle il passa son enfance, d’une mère âgée de 18 ans, Cedella Malcolm, sixième fille des Malcolm, épouse Marley puis Booker, (1926-2008), et d’un père blanc, d’origine anglaise. Né en Jamaïque, alors colonie britannique, âgé de 59 ans au moment de la naissance de son fils, Norval Sinclair Marley (1885–1955), qui prétendait avoir été capitaine des Royal Marines, se faisait appeler « Capitaine », et était contremaître de plantation (« Il supervisait la subdivision de terres rurales »). Robert a très peu connu son père, souvent en voyage, et dont la famille désapprouvait le mariage, mais lui apportait cependant le soutien financier (irrégulier) nécessaire à Cedella et à son fils. Les grands-parents paternels de Bob sont Albert Thomas Marley, anglais du Sussex, et Ellen Broomfield, originaire du Levant née en Jamaïque. D’après Michael George Marley (fils de Noel Marley, lui-même frère de Norval Marley), qui l’aurait appris de sa famille, puis vérifié, les Marley seraient des Juifs syriens passés par l’Angleterre avant de s’installer en Jamaïque (À noter que Christopher Marley, de la famille côté Norval Marley, a déclaré, lui : « La famille de Norval Marley n’a jamais été syrienne ».
Période ska

Fronton du « Café One Love » de la maison natale de Bob Marley de Nine Miles.
Fronton du « Café One Love » de la maison natale de Bob Marley de Nine Miles.

À l’adolescence, Bob Marley suit sa mère qui quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Ayant arrêté l’école à 14 ans, il retrouve à Kingston Neville Livingston, dit plus tard Bunny Wailer, qu’il connait depuis l’enfance à Nine Miles, et y rencontre Winston Hubert McIntosh, dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu’ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs, qui vit lui aussi à Trenchtown, leur donne des cours de chant et les fait beaucoup progresser. Bob Marley enregistre sa première chanson Judge Not pour le producteur Leslie Kong, du label Beverley’s, en 1962, à l’âge de 17 ans, ainsi qu’une reprise d’un succès de country de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres n’ont que peu de succès, mais il continue à s’investir dans la musique.

Bob Marley commence sa carrière musicale en 1962. En 1963, il forme avec Neville O’Reilly Livingston (plus tard Bunny Wailer) et Wynston Hubert McIntosh (plus tard Peter Tosh) un trio vocal sur le modèle des groupes vocaux américains comme les Impressions. Le trio est tout d’abord appelé les Wailing Wailers, avant de finir par s’appeler The Wailers (les gémisseurs). Le groupe intègre aussi Junior Braithwaite ainsi que, comme « Waillers Minute », Beverley Kelso et Cherry Green. Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Coxsone Dodd et les Wailers signent un contrat pour cinq ans. En février 1964, le titre Simmer Down (en) cartonne et devient no 1 en Jamaïque : 80 000 copies du titre sont vendues. C’est un acte politique au sens noble du terme, appel à cesser les luttes fratricides entre ghettos et à l’union pour lutter contre la misère. Les Wailers enregistrent Rude Boy, I’m Still Waiting, Put It On et une première version de One Love. Bob Marley quitte son métier de soudeur. Après l’album intitulé The Wailin’ Wailers en 1965, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand-chose en contrepartie des dizaines de titres qu’ils ont enregistrés pour lui.

Tout au long de leur carrière en trio, puis en solo, les Wailers feront les frais de producteurs, managers et autres proches mal intentionnés qui n’auront aucun scrupule à les dépouiller, la pratique musicale à cette époque en Jamaïque n’étant pas aux dépôts légaux et aux contrats écrits, la plupart des engagements se faisant sous forme de « deals » verbaux. Ainsi, les Wailers et plus tard Bob Marley se sont fait allègrement arnaquer, notamment par Coxsone Dodd, Duke Reid, Lee « Scratch » Perry, Leslie Kong, Danny Sims et autres Mortimo Planno, Allan « Skill » Cole, Don Taylor, etc. Des volumes financiers qui, si l’on devait faire les comptes des arriérés de « royalties » et autres détournements de recettes, devraient être finalement assez vertigineux.

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