Bob Marley
Bob Marley en concert au Dalymount Park à Dublin (Irlande), le .
Bob Marley commence sa carrière musicale en 1962. En 1963, il forme avec Bunny « Wailer » Livingston et Peter McIntosh un trio vocal, The Wailings Wailers. Avec Simmer Down, en 1964, qui appelle à la cessation des luttes entre les ghettos et à l’union contre la pauvreté, The Wailers rencontre leur premier vrai succès local en Jamaïque. Beaucoup d’autres suivent jusqu’à 1968. Entre-temps, Bob Marley est devenu rasta à partir de 1966, sous l’influence de personnages importants (comme Mortimer Planno) du mouvement rastafari, alors en plein essor en Jamaïque.
Entre 1968 et 1971, les Wailers entament avec le producteur Lee « Scratch » Perry une collaboration très fructueuse qui génère quatre albums synthétisés en 1972 par le label Trojan sur l’album African Herbsman. Tout début 1973, sort sous le nom de groupe The Wailers Catch A Fire, puis Burnin’ en avril 1973, tous deux chez Island Record, le label fondé par Chris Blackwell. C’est à l’issue de la tournée anglaise Burnin’ Tour 1973 que Bunny Livingston, puis Peter McIntosh quittent le groupe fin 1973.
Bob Marley, désormais en solo, s’appuie sur la remarquable section rythmique composée par Aston « Family » Man Barrett (basse) et Carlton « Carly » Barrett (batterie) pour s’affirmer sous le nom de Bob Marley & the Wailers. À ce noyau dur, s’ajoutent le claviériste Touter (remplacé dès Rastaman Vibration par Tyrone Downie et Earl « Wya » Lindo), le guitariste américain Al Anderson et le trio vocal The I-Threes composé de Rita Marley (sa femme), Judy Mowatt et Marcia Griffiths. En 1974, sort l’album Natty Dread qui marquera le début du succès mondial de Bob Marley, notamment sous l’impulsion de la reprise du titre I Shot the Sheriff par Eric Clapton. L’album est un succès à travers le monde.
S’ensuit l’album Rastaman Vibration (1976) qui fait définitivement de Bob Marley une star mondiale et le plus grand porte-parole du reggae. Quelques mois après la sortie de cet album, Bob Marley survit en décembre 1976 à une tentative d’assassinat chez lui, à Kingston, en Jamaïque durant la campagne électorale, qui le pousse à s’installer à Londres. Il relate cet épisode dans la chanson Ambush in the Night sur l’album Survival. C’est durant cet exil qui durera jusqu’à mi-1978 et le One Love Peace Concert à Kingston, que sort l’album Exodus (1977) ; œuvre considérée par Time Magazine comme le meilleur album du XXe siècle.
En 1978 sort l’album Kaya, puis Survival en 1979, qui est considéré par nombre de spécialistes musicaux comme son album le plus abouti. Avant et après Survival, Bob Marley fait plusieurs voyages en Afrique et y donne quelques concerts, dont un au Zimbabwe, en 1980, pendant les festivités célébrant l’accession de ce pays à l’indépendance.
Atteint d’un mélanome diagnostiqué en 1977 qui devient un cancer généralisé, Bob Marley sort son dernier album, Uprising, en 1980 et donne son dernier concert à Pittsburgh le . Il meurt le 11 mai 1981 à Miami, aux États-Unis, à l’âge de trente-six ans. Il est enterré le 21 mai à Saint Ann, en Jamaïque. Ses funérailles nationales à Kingston réunissent des milliers de personnes.
Au cours de sa carrière, Bob Marley devient le plus grand musicien de reggae à travers le monde et une icône du mouvement rastafari. Il est également considéré comme un symbole mondial de la culture et de l’identité jamaïcaine, tout en plaidant également pour le panafricanisme, , le tiers monde et la réduction des inégalités et de la misère. Bob Marley figure également parmi les artistes musicaux les plus vendus de tous les temps, tandis que son style a influencé des artistes de différents genres. La Jamaïque l’a honoré à titre posthume peu de temps après sa mort, puisqu’il a été nommé à l’ordre du Mérite jamaïcain. Il reste au XXIe siècle le Jamaïcain le plus connu dans le monde aux côtés d’Usain Bolt.
Bob Marley commence sa carrière musicale en 1962. En 1963, il forme avec Neville O’Reilly Livingston (plus tard Bunny Wailer) et Wynston Hubert McIntosh (plus tard Peter Tosh) un trio vocal sur le modèle des groupes vocaux américains comme les Impressions. Le trio est tout d’abord appelé les Wailing Wailers, avant de finir par s’appeler The Wailers (les gémisseurs). Le groupe intègre aussi Junior Braithwaite ainsi que, comme « Waillers Minute », Beverley Kelso et Cherry Green. Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Coxsone Dodd et les Wailers signent un contrat pour cinq ans. En février 1964, le titre Simmer Down (en) cartonne et devient no 1 en Jamaïque : 80 000 copies du titre sont vendues. C’est un acte politique au sens noble du terme, appel à cesser les luttes fratricides entre ghettos et à l’union pour lutter contre la misère. Les Wailers enregistrent Rude Boy, I’m Still Waiting, Put It On et une première version de One Love. Bob Marley quitte son métier de soudeur. Après l’album intitulé The Wailin’ Wailers en 1965, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand-chose en contrepartie des dizaines de titres qu’ils ont enregistrés pour lui.
Tout au long de leur carrière en trio, puis en solo, les Wailers feront les frais de producteurs, managers et autres proches mal intentionnés qui n’auront aucun scrupule à les dépouiller, la pratique musicale à cette époque en Jamaïque n’étant pas aux dépôts légaux et aux contrats écrits, la plupart des engagements se faisant sous forme de « deals » verbaux. Ainsi, les Wailers et plus tard Bob Marley se sont fait allègrement arnaquer, notamment par Coxsone Dodd, Duke Reid, Lee « Scratch » Perry, Leslie Kong, Danny Sims et autres Mortimo Planno, Allan « Skill » Cole, Don Taylor, etc. Des volumes financiers qui, si l’on devait faire les comptes des arriérés de « royalties » et autres détournements de recettes, devraient être finalement assez vertigineux.
Robert Nesta Marley dit Bob Marley, né le à Nine Miles (Jamaïque) et mort à 36 ans le à Miami (États-Unis) d’un cancer généralisé, est un auteur-compositeur-interprète et musicien jamaïcain. Il rencontre de son vivant un succès mondial, et reste à ce jour le musicien le plus connu du reggae, tout en étant considéré comme celui qui a permis à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari de connaître une audience planétaire. Il a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde.
Bob Marley commence sa carrière musicale en 1962. En 1963, il forme avec Bunny « Wailer » Livingston et Peter McIntosh un trio vocal, The Wailings Wailers. Avec Simmer Down, en 1964, qui appelle à la cessation des luttes entre les ghettos et à l’union contre la pauvreté, The Wailers rencontre leur premier vrai succès local en Jamaïque. Beaucoup d’autres suivent jusqu’à 1968. Entre-temps, Bob Marley est devenu rasta à partir de 1966, sous l’influence de personnages importants (comme Mortimer Planno) du mouvement rastafari, alors en plein essor en Jamaïque.
Entre 1968 et 1971, les Wailers entament avec le producteur Lee « Scratch » Perry une collaboration très fructueuse qui génère quatre albums synthétisés en 1972 par le label Trojan sur l’album African Herbsman. Tout début 1973, sort sous le nom de groupe The Wailers Catch A Fire, puis Burnin’ en avril 1973, tous deux chez Island Record, le label fondé par Chris Blackwell. C’est à l’issue de la tournée anglaise Burnin’ Tour 1973 que Bunny Livingston, puis Peter McIntosh quittent le groupe fin 1973.
Bob Marley, désormais en solo, s’appuie sur la remarquable section rythmique composée par Aston « Family » Man Barrett (basse) et Carlton « Carly » Barrett (batterie) pour s’affirmer sous le nom de Bob Marley & the Wailers. À ce noyau dur, s’ajoutent le claviériste Touter (remplacé dès Rastaman Vibration par Tyrone Downie et Earl « Wya » Lindo), le guitariste américain Al Anderson et le trio vocal The I-Threes composé de Rita Marley (sa femme), Judy Mowatt et Marcia Griffiths. En 1974, sort l’album Natty Dread qui marquera le début du succès mondial de Bob Marley, notamment sous l’impulsion de la reprise du titre I Shot the Sheriff par Eric Clapton. L’album est un succès à travers le monde.
S’ensuit l’album Rastaman Vibration (1976) qui fait définitivement de Bob Marley une star mondiale et le plus grand porte-parole du reggae. Quelques mois après la sortie de cet album, Bob Marley survit en décembre 1976 à une tentative d’assassinat chez lui, à Kingston, en Jamaïque durant la campagne électorale, qui le pousse à s’installer à Londres. Il relate cet épisode dans la chanson Ambush in the Night sur l’album Survival. C’est durant cet exil qui durera jusqu’à mi-1978 et le One Love Peace Concert à Kingston, que sort l’album Exodus (1977) ; œuvre considérée par Time Magazine comme le meilleur album du XXe siècle.
En 1978 sort l’album Kaya, puis Survival en 1979, qui est considéré par nombre de spécialistes musicaux comme son album le plus abouti. Avant et après Survival, Bob Marley fait plusieurs voyages en Afrique et y donne quelques concerts, dont un au Zimbabwe, en 1980, pendant les festivités célébrant l’accession de ce pays à l’indépendance.
Atteint d’un mélanome diagnostiqué en 1977 qui devient un cancer généralisé, Bob Marley sort son dernier album, Uprising, en 1980 et donne son dernier concert à Pittsburgh le . Il meurt le 11 mai 1981 à Miami, aux États-Unis, à l’âge de trente-six ans. Il est enterré le 21 mai à Saint Ann, en Jamaïque. Ses funérailles nationales à Kingston réunissent des milliers de personnes.
Au cours de sa carrière, Bob Marley devient le plus grand musicien de reggae à travers le monde et une icône du mouvement rastafari. Il est également considéré comme un symbole mondial de la culture et de l’identité jamaïcaine, tout en plaidant également pour le panafricanisme, , le tiers monde et la réduction des inégalités et de la misère. Bob Marley figure également parmi les artistes musicaux les plus vendus de tous les temps, tandis que son style a influencé des artistes de différents genres. La Jamaïque l’a honoré à titre posthume peu de temps après sa mort, puisqu’il a été nommé à l’ordre du Mérite jamaïcain. Il reste au XXIe siècle le Jamaïcain le plus connu dans le monde aux côtés d’Usain Bolt.
Biographie
Naissance et origine
Robert Nesta Marley est né le dans la ferme de ses grands-parents maternels, Omeriah Malcolm et Albertha Whilby, tous deux Afro-Caribéens, planteurs de café, bananes, piments, etc., à Rhoden Hall, près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann, connue comme la maison natale de Bob Marley, et dans laquelle il passa son enfance, d’une mère âgée de 18 ans, Cedella Malcolm, sixième fille des Malcolm, épouse Marley puis Booker, (1926-2008), et d’un père blanc, d’origine anglaise. Né en Jamaïque, alors colonie britannique, âgé de 59 ans au moment de la naissance de son fils, Norval Sinclair Marley (1885–1955), qui prétendait avoir été capitaine des Royal Marines, se faisait appeler « Capitaine », et était contremaître de plantation (« Il supervisait la subdivision de terres rurales »). Robert a très peu connu son père, souvent en voyage, et dont la famille désapprouvait le mariage, mais lui apportait cependant le soutien financier (irrégulier) nécessaire à Cedella et à son fils. Les grands-parents paternels de Bob sont Albert Thomas Marley, anglais du Sussex, et Ellen Broomfield, originaire du Levant née en Jamaïque. D’après Michael George Marley (fils de Noel Marley, lui-même frère de Norval Marley), qui l’aurait appris de sa famille, puis vérifié, les Marley seraient des Juifs syriens passés par l’Angleterre avant de s’installer en Jamaïque (À noter que Christopher Marley, de la famille côté Norval Marley, a déclaré, lui : « La famille de Norval Marley n’a jamais été syrienne ».
À l’adolescence, Bob Marley suit sa mère qui quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Ayant arrêté l’école à 14 ans, il retrouve à Kingston Neville Livingston, dit plus tard Bunny Wailer, qu’il connait depuis l’enfance à Nine Miles, et y rencontre Winston Hubert McIntosh, dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu’ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs, qui vit lui aussi à Trenchtown, leur donne des cours de chant et les fait beaucoup progresser. Bob Marley enregistre sa première chanson Judge Not pour le producteur Leslie Kong, du label Beverley’s, en 1962, à l’âge de 17 ans, ainsi qu’une reprise d’un succès de country de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres n’ont que peu de succès, mais il continue à s’investir dans la musique.
Bob Marley commence sa carrière musicale en 1962. En 1963, il forme avec Neville O’Reilly Livingston (plus tard Bunny Wailer) et Wynston Hubert McIntosh (plus tard Peter Tosh) un trio vocal sur le modèle des groupes vocaux américains comme les Impressions. Le trio est tout d’abord appelé les Wailing Wailers, avant de finir par s’appeler The Wailers (les gémisseurs). Le groupe intègre aussi Junior Braithwaite ainsi que, comme « Waillers Minute », Beverley Kelso et Cherry Green. Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Coxsone Dodd et les Wailers signent un contrat pour cinq ans. En février 1964, le titre Simmer Down (en) cartonne et devient no 1 en Jamaïque : 80 000 copies du titre sont vendues. C’est un acte politique au sens noble du terme, appel à cesser les luttes fratricides entre ghettos et à l’union pour lutter contre la misère. Les Wailers enregistrent Rude Boy, I’m Still Waiting, Put It On et une première version de One Love. Bob Marley quitte son métier de soudeur. Après l’album intitulé The Wailin’ Wailers en 1965, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand-chose en contrepartie des dizaines de titres qu’ils ont enregistrés pour lui.
Tout au long de leur carrière en trio, puis en solo, les Wailers feront les frais de producteurs, managers et autres proches mal intentionnés qui n’auront aucun scrupule à les dépouiller, la pratique musicale à cette époque en Jamaïque n’étant pas aux dépôts légaux et aux contrats écrits, la plupart des engagements se faisant sous forme de « deals » verbaux. Ainsi, les Wailers et plus tard Bob Marley se sont fait allègrement arnaquer, notamment par Coxsone Dodd, Duke Reid, Lee « Scratch » Perry, Leslie Kong, Danny Sims et autres Mortimo Planno, Allan « Skill » Cole, Don Taylor, etc. Des volumes financiers qui, si l’on devait faire les comptes des arriérés de « royalties » et autres détournements de recettes, devraient être finalement assez vertigineux.
No woman no cry
Les paroles et traduction de “No woman no cry”
Concert à Londres
Le concert du 18 juillet 1975 à Londres est capital

